« Je ne suis pas devenue quelqu’un d’autre. Je me suis enfin retrouvée. »
Axes : identité · ré-appropriation · lignée · ancrage
Il m’est difficile de mettre des mots sur ce que j’ai traversé. Ce que je peux dire, c’est qu’il y a eu un avant… et un après.
Quand j’ai rencontré Christophe, je vivais sous le prénom de Sophie depuis 53 ans. C’était mon deuxième prénom, celui que mes parents ont choisi à la mort brutale de ma grand-mère, alors que je n’avais que deux ans. Le prénom d’Anne-Marie, inscrit sur mon état civil, avait été enfoui, oublié, presque nié. Comme si toute une partie de mon être était restée dans l’ombre.
J’étais en pleine errance intérieure. Après un événement déclencheur très violent, j’avais été hospitalisée en psychiatrie. Mon quotidien était rythmé par des crises d’angoisse et une sensation de vide immense.
C’est dans ce chaos que j’ai croisé Christophe. Ce fut une rencontre marquante. Sans forcer, sans chercher à convaincre, il a su m’écouter avec une qualité de présence rare.
Le premier soin énergétique m’a touchée au plus profond. Il ne s’agissait pas d’un soin de surface, mais d’un contact direct avec quelque chose en moi que je croyais perdu. Son accompagnement m’a offert un cadre, une sécurité, une main tendue pour reprendre mon souffle et me reconstruire.
Nous avons cheminé ensemble pendant neuf mois. Ce fut intense. Je suis passée par des phases de doute, de colère, de lâcher-prise, de libérations, de véritables éclairs de lucidité. Christophe ne m’a jamais dit quoi faire. Il m’a appris à écouter les signes, à ressentir, à laisser émerger mes réponses.
L’approche était douce mais précise, symbolique, intuitive, pragmatique aussi. J’ai redécouvert mon corps, j’ai mis des mots sur des douleurs anciennes, j’ai reconnu des blessures transgénérationnelles. J’ai aussi touché à ma propre lumière.
Trois mois après la fin de cette première phase, j’ai senti l’appel de revenir. Non pas par besoin, mais par élan. Il restait des portes à ouvrir, des nœuds à délier, des couches plus subtiles à traverser. Ensemble, nous avons repris le fil.
Le moment le plus symbolique fut celui où j’ai choisi de me ré-approprier mon prénom : Anne-Marie. Ce fut un rite de passage profond, une déclaration d’amour à moi-même. J’ai senti comme une reconnexion à mon axe.
Aujourd’hui, je me sens sensible, artistique, à fleur de peau parfois, mais droite. Juste. Alignée. J’ai repris goût à la vie, à la relation, à la création.
Merci Christophe pour ta posture unique : bienveillante, claire, engagée, toujours dans le respect du rythme de l’autre. Tu n’es pas un sauveur. Tu es un guide. Un révélateur. Un compagnon de route.
Anne-Marie